|
Un mouvement bi-directionnel
Un échange implique un mouvement bidirectionnel incluant, dans une relation humaine, l'action de donner et de recevoir . Oui ! C'est ba-si-que ! Mais combien de millions de personnes dans le monde se cantonnent dans des relations unidirectionnelles et bien entendu tournées vers leur petit nombril ? Suivez mon regard …
Un mouvement loin d'être une science exacte ...
Les échanges lorsqu'ils existent ne sont pas toujours équilibrés, comme la diversité des situations susceptibles d'être observées dans la vie le montre. Certaines personnes donnent beaucoup et reçoivent très peu, un peu, moyennement ou beaucoup. D'autres au contraire reçoivent beaucoup mais donnent peu ou rien, d'autres encore aiment donner sans se soucier de ce qu'elles reçoivent et reçoivent peu ou rien, tandis que d'autres reçoivent autant qu'elles donnent (les chanceuses !).
Que dire en outre des personnes qui tiennent constamment une comptabilité tatillonne de ce qu'elles donnent et reçoivent, entendant « s'y retrouver » au millimètre près, tandis que d'autres n'en tiennent jamais ? L'éventail de ce qui se passe en matière d'échanges humains est très vaste et l'équilibre ne va jamais « de soi ». En tout état de cause, un certain équilibre est toujours nécessaire dans toute relation humaine, (je dis bien un « certain » équilibre et non un équilibre exact ou parfait) : c'est ce qui assure la pérennité de la relation car même un bon saint-bernard qui ne tient jamais de comptabilité arrive parfois un jour, dans sa vie, à être fatigué de donner sans rien recevoir …
Qui êtes-vous dans vos relations avec les autres ? Cliquez ici pour le savoir.
Divers styles ...
En matière d'échanges humains, il existe également une diversité de styles : certaines personnes sont des adeptes des échanges informels alors que d'autres ne se sentent en sécurité que dans un cadre formel et bien circonscrit. Relevons que lorsque les échanges interviennent de manière informelle ou avec des règles du jeu non définies, tout peut très bien se passer s'il y a équilibre ou au moins « un certain équilibre » dans lequel les parties « trouvent leur compte ». Dans le cas contraire, la relation s'étiole et meurt. Relancer la relation dans un tel contexte s'avère généralement plus difficile que lorsque des règles du jeu ont été définies, car il n'existe pas de points de repères pour voir qui a tort ou raison, sauf si les parties tiennent vraiment à maintenir la relation et sont assez honnêtes pour reconnaître leurs torts réciproques.
Mais aussi des stratagèmes ...
Directs et francs, ou travestis et de mauvaise foi, les échanges entre êtres humains peuvent aussi être accompagnés de manipulations dans le cadre de ce que l'analyse transactionnelle appelle des « jeux » ou « stratagèmes. Ce sont des mécanismes de manipulation d'autrui permettant à leur auteur d'atteindre un résultat précis et prévisible aboutissant à une dévalorisation de l'autre et parfois même de lui-même. Ces manipulations sont malsaines dans les relations humaines. Quelques exemples de stratagèmes :
. le retrait : l'individu cesse de s'engager/participer/dialoguer, devient complètement passif … et vous oblige ainsi à « sortir de vos gonds », à agir en ses lieu et place etc... ;
. l'intimidation : elle se manifeste de diverses manières dont des gestes de fanfaronnade , de fureur ou d'hostilité pour « tenir l'autre en respect » dans le cadre de la relation en le/la soumettant à notre volonté ;
. l'intellectualisation : elle permet à son auteur de « brouiller les cartes » du débat/de l'échange par une obstruction intelligente.
Une manière intéressante de reconnaître et décoder les stratagèmes est illustrée par le triangle dramatique ( dont Stephen Karpman, psychiatre à San Francisco aux Etats-Unis est l'instigateur), qui permet de les mettre à jour et de les décrypter. Karpman avait en effet remarqué que les jeux intègrent les mêmes éléments que la tragédie grecque en un triangle fermé avec trois personnages jouant respectivement les rôles de Persécuteur , Victime et Sauveteur , chacun de ces trois personnages occupant un angle du triangle.
Tandis que la Victime , se complaisant dans une attitude passive, attend la satisfaction de ses besoins et la prise en charge de ses problèmes par autrui, le Persécuteur manipule les autres en fonction de ses objectifs et besoins, et le Sauveteur quant à lui vole au secours des autres en leur apportant des solutions « assujettissantes » ...
Dans la vie, nous adoptons très souvent inconsciemment ces comportements manipulateurs qui rendent nos relations avec les autres plus difficiles et ce, de manière insidieuse, puisque les relations sont apparemment normales en surface, mais en fait fausses et accompagnées de conflits larvés. Selon Karpman, il importe donc de savoir démasquer ces stratagèmes et de ne pas se laisser enfermer dans ce triangle en évitant d'endosser l'un de ces rôles.
Les besoins |
Les objectifs |
La communication |
|
|
|
|